Séance du 15/10/2025 14h30
Animateur(s) : Sylvie ISSANCHOU, Sandrine RAFFIN
Après de nombreuses années de campagnes de recommandations visant à modifier les comportements alimentaires des français et bien que les messages soient largement connus, les consommations alimentaires des français ne sont pas en adéquation avec ces recommandations. Il apparait donc que diffuser la connaissance de ce qu’il faudrait faire n’est pas suffisant pour modifier les comportements et que formuler des injonctions n’a pas l’efficacité attendue.
L’objectif de cette séance est d’examiner si l’apport des sciences comportementales et du « marketing social » peut permettre d’inciter à mieux manger. Les intervenants souligneront l’importance, en préalable indispensable à toute action publique, de l’étude des pratiques, de l’étude des freins à la modification des comportements, et de l’analyse des représentations. Ces investigations préalables peuvent permettre de définir les moments de vie les plus favorables aux changements de comportement et les leviers d’adhésion des consommateurs. L’accent sera mis sur la nécessité d’adapter les leviers d’intervention au public visé, non seulement pour garantir l’efficacité des interventions, mais aussi dans un souci d’éthique et de respect des individus. Les exposés auront pour objectif de montrer que plutôt qu’éduquer il faut accompagner, aider pour favoriser l’adoption de comportements alimentaires plus favorables et qu’à long terme, les changements ne se maintiendront que si les consommateurs se réapproprient leur alimentation et que si celle-ci devient source de plaisir.
