Recherche agronomique et Politiques publiques, des années Poly à aujourd’hui. Synergies et tensions.

14/02/2018

Séance du 14/02/2018 14h30

Animateur(s) : Bertrand HERVIEU, Paul VIALLE

Séance se tenant au Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, salle Gambetta

(inscription obligatoire)

Sous la présidence : Philippe MAUGUIN (PDG de l’Inra) et Bertrand HERVIEU (Président de l’ Académie Agriculture de France).

0rganisation : Comité d’Histoire Inra-Cirad  en partenariat avec l’Académie d’Agriculture.


Comité d’organisation : Claude Béranger, Joseph Bonnemaire, Claire Brennetot, Gilbert Jolivet, Bertrand Hervieu, Odile Maeght-Bournay, Jean-Baptiste Merilhou-Goudard, Egizio Valceschini, Paul Vialle.


De longue date, la recherche agronomique et les politiques publiques, tout particulièrement la politique agricole, entretiennent des relations étroites. Elles convergent fréquemment sur les objectifs et les finalités socio-économiques. En revanche chacune obéit à une logique propre et s’inscrit dans un horizon de temps différent : le temps de la recherche n’est pas le temps de l’action publique. A cela s’ajoute que si l’espace de la politique agricole est avant tout national et européen, l’espace de la recherche agronomique s’est mondialisé, aussi bien au plan des enjeux (alimentaires, environnementaux, climatiques…) qu’au plan de la compétition et de la coopération scientifiques. La convergence d’intérêt ou, plus simplement, une bonne coordination entre elles ne vont pas de soi ; les divergences, les décalages conduisent parfois à des incompréhensions ou à des insatisfactions, voire des échecs, qu’il faut pouvoir entendre et dépasser. Le recul historique peut permettre de mieux comprendre  la mise en œuvre industrielle des politiques publiques dans le système agroalimentaire et, plus largement dans le système productif.
L’objectif de cette demi-journée organisée conjointement par l’Académie d’Agriculture et l’Inra est, à la lumière d’expériences historiques anciennes et récentes, de mieux identifier et d’analyser les difficultés rencontrées par l’action publique, en matière de recherche et de politique. A cet égard, le rapport « Pour une agriculture plus économe et plus autonome » (1978), commandité par Pierre Méhaignerie, alors Ministre de l’Agriculture, dans le cadre de la préparation  d’une nouvelle loi d’orientation agricole, est un cas d’école particulièrement intéressant, autant par ses conditions de réalisation et son contenu que sa réception et les suites qui lui ont été données (ou non). Nous le prendrons comme point de départ de la réflexion de ce colloque, mais ce sont quelques étapes importantes jusqu’à la période contemporaine qui seront l’objet de notre attention, en faisant appel aux témoignages d’acteurs et d’observateurs privilégiés.

Introduction

Phlilppe MAUGUIN, Président de l'INRA

Exposé·s

Voir la plaquette de la séance

Lire le Rapport Poly dans son intégralité

Pour faciliter la lecture : Table des matières du Rapport

Première séquence : Changer de politique agricole et changer la recherche agronomique, les enjeux du « rapport Poly », dans le contexte des années 1970.

Le contenu du « rapport Poly » : une nouvelle vision de l’agriculture et de nouveaux objectifs pour la recherche agronomique — Bertrand HERVIEU

Pourquoi avoir commandité ce rapport ? Pourquoi avoir sollicité Jacques Poly, alors directeur scientifique de l’Inra ? — Pierre MÉHAIGNERIE, ancien ministre de l’agriculture

Dans quelles conditions a été réalisé le rapport ? Avec quelles collaborations ? — Gilbert JOLIVET

Comment a été reçu le rapport par la profession agricole et par les chercheurs ? Quelles relations avec les États généraux du développement agricole organisés par la gauche qui arrive au pouvoir en 1981 ? — Claude BÉRANGER

Deuxième séquence : Les politiques publiques (politique agricole et politique agricole) au défi des attentes de la société

La mise à distance du « rapport Poly » dans un contexte (les années 1980 et 1990) où la recherche fait face aux défis de l’excellence scientifique et les demandes de la société — Pierre CORNU, Université de Lyon

Les grands enjeux industriels (biotechnologie…) des Assises de la recherche en 1982 et de la réforme de la recherche la même année — Jean-Pierre CHEVÈNEMENT , ancien ministre de ministre de la Recherche et de la Technologie puis de l’Éducation nationale

Troisième séquence : Les traces du rapport Poly » dans la politique agricole et les orientations scientifiques des années 2000

Conclusion

Stéphane TRAVERT (ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation)