Séance du 03/12/2025 14h30
Animateur(s) : Christophe ROBAGLIA, Jean-François BRIAT
L’acquisition simultanée de deux mutations nécessaires à la résistance antivirale chez la tomate a une probabilité d’apparition de 1×10-16. Il faudrait donc 120.000 ans pour les 250 milliards de tomates cultivées par an pour obtenir cette résistance. Cet exemple montre que l’évolution n’a pas encore eu le temps d’explorer toutes les solutions adaptatives. Au-delà de la diversité naturelle, il existe donc une large opportunité pour dépasser cette limite en construisant des génotypes plus adaptés à l’agriculture, qui n’existent pas encore, ou qui n’ont pas été identifiés, à partir des connaissances actuelles ou futures. Les technologies sont en partie disponible (édition des génomes) et se développent rapidement (synthèse génomique) mais les cibles sont encore à définir. Les voies de signalisations moléculaire, au carrefour de la perception de l’environnement et de l’activité du génome, représentent des cibles pour « recâbler » les mécanismes de réponse à des stress multiples. Dans cette séance nous explorerons des fronts de recherches qui pourraient permettre de synthétiser de nouveaux allèles ou combinaisons d’allèles utilisables en amélioration des plantes pour répondre aux contraintes multiples des stress biotiques et abiotiques.
